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InVS - Institut de Veille Sanitaire
HAS - Haute Autorité de Santé
Infirmiers.com

Forum Aides soignants (AS)
11/12/18 vae aide soignante
06/12/18 Concours AP 2019
29/11/18 Problème financement Pôle emploi rambouillet 78
22/11/18 Première sur la liste principale pour le concours AS à l?APH
20/11/18 Future élève AS à Louise Couvé. Qui me suit !
17/11/18 Des conseils, besoin de changement
17/11/18 Aide soignant quel est votre salaire
16/11/18 Changement d'établissement
15/11/18 Concours AS à l?APHP (rentrée en janvier 2019)
13/11/18 devenir aide soignant, mon projet de reconversion

Forum Concours infirmiers
14/12/18 Liste complémentaire concours eaubonne 2019
14/12/18 Titulaire diplôme hors UE
12/12/18 Concours infirmier 2019
12/12/18 APHP IFSI Saint Louis 2019
12/12/18 Échange IFSI Louis Mourier contre IFSI Saint Louis
12/12/18 les modalités pour entrer à l'ecole des infirmier
09/12/18 Renseignements au Masters en Nutrition
08/12/18 Admission aphp
05/12/18 Solidarité IDE
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Forum Etudiants infirmiers (ESI)
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10/12/18 organisation des soins stage courte duréé
08/12/18 Trop attachée aux équipes...?
07/12/18 Stage en crèche, 1ere année
05/12/18 Stage humanitaire en Thaïlande
04/12/18 Nombre d?abcence
04/12/18 Bénéfice du concours suite à un report de formation
03/12/18 UE 4.6 S3 Pédopsychiatrie
03/12/18 Changement de centre de formation
02/12/18 démarche de soins

Forum Profession infirmière (IDE)
13/12/18 Mode de garde
13/12/18 infirmière directrice de crèche
12/12/18 avis sur bilan d'urgence au médecin
11/12/18 Envisager une reconversion
11/12/18 Consultations privées au sein d'un hôpital public
09/12/18 Infirmière en cabinet médical
09/12/18 Jeune D.E paumée (parmi tant d'autres)
07/12/18 Rémunération IDE clinique mutualiste Grenoble
06/12/18 Infirmier(e) en pratiques avancées
05/12/18 Calcul PCA Morphine

Actualités
20/04/17 Non seulement des PV, mais aussi l'enlèvement du véhicule...
20/04/17 La transfusion sanguine expliquée aux enfants
20/04/17 En Suisse, les soins infirmiers à l?épreuve des responsabilités...
20/04/17 A lire - Penser la psychiatrie de demain grâce à l'architecture
19/04/17 Le cri de colère d'une infirmière sur la situation dans les maisons de retraite
19/04/17 Video - AES : tout savoir en 3'14 !
19/04/17 Élection présidentielle 2017 : les étudiants font leurs propositions
19/04/17 Bientôt la semaine européenne de la vaccination
19/04/17 30 947 étudiants en soins infirmiers à admettre en 2017-2018 en IFSI
19/04/17 Photos de plaies, archivage et transmissions

Ci-dessous, ces 10 dernières publications en lecture complète...

Infirmiers.com : Non seulement des PV, mais aussi l'enlèvement du véhicule...

Le syndicat d'infirmiers libéraux Convergence infirmière s'insurge par communiqué de presse sur la verbalisation à outrance des professionnels de santé libéraux qui non content de recevoir des PV, subissent maintenant l'enlèvement de leur véhicule par des agents particulièrement zélès niçois... Nous avions déjà abordé le sujet récemment suite à la colère des libéraux lyonnais contre le modèle de stationnement payant imposé par la ville de Lyon qui les oblige à payer leur stationnement lors de leurs visites à domicile.

Convergence Infirmière le raconte. L’action se déroule le 7 avril dernier, au petit matin, entre 7h30 et 8h00, rue de Russie, à Nice. Une infirmière libérale, en mission de santé publique, se fait subtiliser ses outils de travail par… devinez ? Un agent de police ! Peu scrupuleux, le fonctionnaire n’a pas hésité à faire montre de zèle, au détriment de nombreux citoyens nécessitant des soins infirmiers ! Mais à quoi pensait donc cet agent, au moment d’ordonner l’enlèvement d’un véhicule arborant le caducée infirmier ? Plus de voiture, bien sûr, mais plus de matériel non plus ! Pour autant, on ne pourra la convaincre qu’il était impératif de lui confisquer son véhicule à 8h00 du matin. Aucune gêne intempestive, juste l’usage surréaliste d’un pouvoir ici disproportionné, eu égard aux quelques minutes de trop passées sur une aire interdite ! Déjà confrontées aux difficultés de la circulation, les infirmières subissent régulièrement la dure loi des PV… Le 7 avril, une nouvelle ère a vu le jour : celle de l’enlèvement des véhicules !

Trop c’est trop ! Le syndicat Convergence Infirmière dénonce une telle attitude, irresponsable, et totalement dédaigneuse vis-à-vis des soignants, quitte, in fine, à faire porter le chapeau aux patients et demande donc l’ouverture d’une concertation en la matière au Ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, par l'intermédiaire d'un courrier en date du 18 avril 2017. Et de rappeler qu'en verbalisant à outrance, en mettant en fourrière les véhicules de ces professionnels ou en les obligeant à acheter des cartes de stationnement extrêmement onéreuses, les municipalités dissuadent fortement les professionnels de santé de prendre en charge tous ces patients, dans les secteurs où le stationnement est difficile, voire quasiment impossible.

Infirmiers.com : La transfusion sanguine expliquée aux enfants

A quoi sert une transfusion sanguine ? Qui décide qu’il faut en faire une ? Comment se déroule-t-elle ? D’où proviennent les produits sanguins utilisés ? La transfusion sanguine concerne environ 20 000 enfants par an, principalement des enfants atteints de cancers, de leucémies et de drépanocytose, des enfants concernés par des urgences ou des complications chirurgicales ou encore des bébés prématurés. Ce soin, réalisé dans des contextes difficiles, est souvent source d’inquiétude pour ces jeunes patients et leurs parents. Pour répondre à toutes leurs questions, l'association Sparadrap a donc édité une fiche illustrée. Au fil de 12 pages, le document détaille le protocole très rigoureux qui régit la transfusion sanguine. On apprend notamment ce qu’est une transfusion, comment elle s’effectue, les différents examens de contrôle obligatoires à toutes les étapes du soin ainsi que les bonnes pratiques en matière de sécurité. Mieux informés et préparés, les enfants et les parents peuvent désormais aborder ce soin plus sereinement et mieux comprendre les contraintes des professionnels. Ce document a été réalisé à l'initiative de professionnels du centre de transfusion et du service d'hémato-oncologie de l'hôpital Trousseau à Paris. Il a vu le jour grâce à un groupe de travail composé d'experts et à la participation de membres de plusieurs associations et sociétés savantes. Il a aussi également été relu par un grand nombre de familles et de professionnels concernés.

Pour se procurer cette fiche pédagogique, il suffit de la commander sur le site www.sparadrap.org, rubrique Catalogue, au prix de 0,80 € à 4 € selon la quantité (frais d'envoi inclus). Elle est également téléchargeable gratuitement au format PDF.

Infirmiers.com : En Suisse, les soins infirmiers à l?épreuve des responsabilités...

Le système de santé suisse reste l’un des mieux notés au plan mondial. Mais il est cher et les ressources manquent dans différents domaines clés. Le manque d’infirmières y est considérable. Faut-il rendre la profession plus attractive ? Utiliser massivement les robots ? Changer les structures ? Les infirmières veulent davantage de responsabilité pour rendre le système plus efficace. Sauront-elles saisir l’opportunité offerte par leur initiative populaire ? Les 2500 diplômes d’infirmière décernés chaque année ne couvrent que la moitié des besoins du pays. La Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) ajoute dans son dernier rapport que les besoins dans les professions de soins devraient s’accroître d’au moins 20% d’ici à 2025. Le manque de personnel soignant peut être combattu par des mesures propres à la profession. Un tiers du personnel infirmier en dessous de 35?ans et 56% des plus de 50?ans n’exercent plus leur profession. La fidélisation est un problème ainsi que le niveau des salaires.

Lire la suite sur letemps.ch

Infirmiers.com : A lire - Penser la psychiatrie de demain grâce à l'architecture

Comment l'architecture peut-elle aujourd'hui aider à concilier soin et réinsertion, à répondre aux besoins du patient et garantir ses droits ? Qu'ils soient responsables politiques, chefs d'établissement, cadres de l'administration hospitalière, médecins ou architectes, ils livrent dans cet ouvrage leur expertise afin de comprendre au mieux les principes directeurs de l'architecture en psychiatrie ; où comment faire rimer soins et citoyenneté.

architecture bâtiment

Il est clair que le développement du secteur psychiatrique a favorisé la diversification et la délocalisation des lieux de prise en charge, permettant de construire un parcours intégré aux patients d'un territoire.

La psychiatrie occupe une place à part dans le système de soins français, comme dans l’imaginaire collectif. Depuis l’avènement des asiles départementaux en 1838, les projets architecturaux sont intimement liés aux approches thérapeutiques et se font l’écho des débats sur la place des malades mentaux dans la société. Comme l'explique Yann Bubien, directeur général du CHU d'Angers, co-directeur de cet ouvrage,  l'enjeu est aujourd'hui de concilier le soin et la réinsertion dans la cité, de considérer les besoins de la personne et sa qualité de citoyen à part entière.

En effet, héritiers d’un patrimoine reflétant des pratiques et des conceptions ancrées dans leur temps, les hôpitaux du XXIe siècle se transforment, s’ouvrant aujourd’hui sur la ville et se projetant hors les murs, en privilégiant la liberté d’aller et venir et en préparant la réinsertion sociale des patients. Dans ce contexte, comment l’architecture peut-elle aider à concilier soin et réinsertion, à répondre aux besoins du patient et à garantir sa qualité de citoyen à part entière ? S’il n’existe pas d’architecture spécifique à la psychiatrie, toutes les réalisations contemporaines répondent à des impératifs de fonctionnalité, d’efficience économique, tout en veillant au bien-être des patients et à la qualité de vie au travail. Les grands sites historiques psychiatriques tels que Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne, Le Vinatier à Bron, Sainte-Anne à Paris ou Gérard Marchand à Toulouse sont ici analysés et mis en perspective face aux orientations à la fois thérapeutiques mais aussi - et surtout - sociétales que visent la psychiatrie du nouveau siècle. Il est clair que le développement du secteur psychiatrique a favorisé la diversification et la délocalisation des lieux de prise en charge, permettant de construire un parcours intégré aux patients d'un territoire. La psychiatrie est en effet soumise à une attente forte de désinstitutionnalisation et de développement d'une offre ambulatoire. Le centre hospitalier CESAME, établissement spécialisé du Maine-et-Loire, a ainsi placé au coeur de son plan directeur, l'aménagement de deux nouvelles unités destinées à accueillir en amont de l'hospitalisation et à préparer le retour au domicile en aval de l'hospitalisation. A ce titre, l'unité psychiatrique d'accueil et d'orientation (UPAO) se définit ainsi : un espace suffisamment ouvert pour que le patient ne se sente pas enfermé et suffisamment contenant pour qu'il ne se sente pas esseulé.

Un ouvrage qui permet de penser l'architecture en psychiatrie en mettant l'humain au coeur du projet.

Architecte pour la psychiatrie de demainCet ouvrage collectif, en couleur et accompagné de photographies, permet de penser les liens entre architecture et psychiatrie à travers l'analyse, l'évolution et la descriptions des réalisations les plus remarquables aux quatre coins de France. L’architecture des établissements psychiatriques s'y raconte au fil des époques et des législations, décrivant dans le détail les réalisations et projets architecturaux les plus notables, qui, par leur richesse et leur diversité, constituent autant de repères pour concevoir les lieux d’accueil de demain.  On l'aura bien compris, l'heure est à reformation de l'architecture psychiatrique. Si l'espace reste sans doute structurant adns le parcours de soins du patient, il se nourrit de nouveaux paradigmes. « En faisant tomber les murs, il s'ouvre sur le monde extérieur et cherche même à s'y fondre. En, cherchant à stimuler les sens du patient, il multiplie ses effets et fait confiance à l'apport des nouvelles techniques et technologies » nous explique l'architecte Jérôme Bataille.

Architecture pour la psychiatrie de demain, sous la direction de Yann Bubien et Cécile Jaglin-Grimonprez, Presses de l'EHESP, mars 2017, 24 x 18, 192 p. 40 €.

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

Infirmiers.com : Le cri de colère d'une infirmière sur la situation dans les maisons de retraite

Elle s'appelle Alexandra, elle est infirmière coordonnatrice en EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) à Nantes : elle lance sur France Bleu un cri de révolte, un SOS mêlant colères, frustrations, honte, douleurs et regrets, à quelques jours de la présidentielle. Alexandra préfère rester anonyme. Elle a contacté France Bleu Loire Océan pour publier une tribune dénonçant les conditions de travail des personnels dans son EHPAD, comme dans la plupart des établissements en France, ainsi que les conditions d'accueil des personnes âgées. Car cette infirmière coordonnatrice n'en peut plus et veut crier publiquement sa colère et son désarroi face à un quotidien inacceptable dans les maisons de retraite. Alexandra était au micro de France Bleu Loire Océan ce mercredi matin.

Notre société voit sa proportion de trésor de vieillesse augmenter. Veut- elle encore seulement les respecter ?

Infirmiers.com : Video - AES : tout savoir en 3'14 !

Accident avec exposition au sang ? Définition, chiffres, prise en charge et moyens de prévention ? Un condensé de réponses à ces questions avec cette courte vidéo pédagogique !

Avec cette série pédagogique vidéo intitulée Les tutos du CCLIN Sud-Ouest, le sujet des accidents avec exposition au sang est abordé de façon synthétique mais néanmoins exhaustive : définition, risques, chiffres clés, conduite à tenir, prévention, ressources…

On y apprend que, depuis les années 90, le nombre d'AES a diminué, une amélioration qui s'explique par une meilleure application des mesures de précaution. Mais malgré ce constat, chaque année, plus de 15 000 AES surviennent dans les seuls établissements de santé. L'accident par piqûre, lié à la manipulation d'aiguilles, est la cause la plus fréquente. Et de souligner aussi qu'en 2015, l'AES était un événement évitable dans 1/3 des cas si il y avait eu respect des précautions standards.

Si l'accident survient, la procédure doit être connu des professionnels de santé, qu'ils soient hospitaliers ou libéraux. Elle se décline en plusieurs étapes :

Rappelons donc les moyens de prévention qui passent par la vaccination des personnels soignants (hépatite B), le respect des précautions standards : port des gants, élimination des déchets souillés, collecteur adapté au plus près du soin,non recapuchonnage et non réadaptation des aiguilles, utilisation de matériel sécurisé avec formation des professionnels.

Des documents utiles sont disponibles : sur le site du Geres, sur le site nosobase, sur le site de l'URPS des infirmiers libéraux de la région.

Caroline BERVAS   Pharmacien assistant CCLIN Sud-Ouest Hôpital Pellegrin - CHU de Bordeaux@CclinSudOuest

Infirmiers.com : Élection présidentielle 2017 : les étudiants font leurs propositions

La Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers (FNESI) a révélé, à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, ses propositions pour assurer le futur des ESI et l'avenir de la profession infirmière. Elle prône notamment l'intégration universitaire de l'intégralité de la formation et l'accès pour tous aux études de soins infirmiers. Explications

Groupe d'étude

Élection présidentielle 2017 : les étudiants en soins infirmiers ont eux aussi leur mot à dire.

Durant une dizaine de jours, la Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers (FNESI) a dévoilé une à une ses propositions à l'attention des candidats à l'élection présidentielle 2017 au travers de la campagne #AssuronsNotreFutur. En tête de ses suggestions figure l'intégration pleine et entière de la formation en soins infirmiers à l'université. Comme le rappelle l'organisation étudiante, actuellement, les ESI ne bénéficient pas pleinement des dispositifs ou installations telles que les technologies numériques ou les laboratoires de simulation. De plus, ils ne sont que rarement au contact des autres étudiants en santé, ce qui est une barrière supplémentaire à l'interprofessionnalité. Il s'agit également de favoriser les passerelles entre les formations pour avoir la possibilité de bénéficier d'ne réorientation adaptée. Par ailleurs, les ESI ne disposent pas d'un accès à l'ensemble des services universitaires tels que le SUAPS (sport), les SUMPP/CSU (santé), la BU ou encore le SUIO (orientation), une inégalité contre laquelle s'insurge la FNESI depuis de nombreuses années. D'autant qu'en matière de droits, il existe aussi de nombreuses disparités (logement, restauration, aides financières, régimes spéciaux d'étude et année de césure) entre ESI et étudiants universitaires que dénonce l'organisation étudiante.

Autre proposition phare de la FNESI : permettre l'accès pour tous à la formation en soins infirmiers. Elle souhaite en effet que le concours de sélection, source de précarisation et de sélection sociale, soit supprimé. La FNESI pointe notamment du doigt le fait que les candidats sont souvent amenés à postuler dans différents établissements pour optimiser leurs chances et doivent ainsi s'acquitter de nombreux frais. Elle propose d'améliorer l'orientation des futurs étudiants et de développer l'outil admission post-bac pour l'entrée en institut de formation en soins infirmiers. Cela permettrait de tenir compte du parcours global du candidat et de son lieu d'habitation. La FNESI estime que cette modification de la sélection n'aura pas d'impact sur le nombre de places dans les IFSI, ceux-ci ne sont pas autorisés à accepter plus de places que prévues.

À l'instar de l'Ordre des infirmiers, la FNESI milite pour qu'une véritable filière en sciences infirmières soit créée et pour que le le rôle de l'infirmier de pratique avancée (IPA) soit reconnu. Elle déplore qu'actuellement, hormis les spécialisations, les infirmiers disposent d'un choix de formation universitaire très restreint à la suite de leur trois années d'études. Il n'existe pas ou peu de domaines de recherche en sciences infirmière en formation master ou doctorat, comme cela existe au Canada ou dans d'autres pays européens, souligne-t-elle. Un cursus complet permettrait pourtant d'optimiser la qualité des soins et témoignerait de la reconnaissance de l'expertise de l'infirmier dans ses compétences. Pour que la profession infirmière évolue, la FNESI propose que le décret d'actes soit supprimé et qu'un référentiel de compétence professionnel soit créé. Concrètement, un décret de compétences serait complété par un arrêté détaillant les actes. Un décret doit passer par le Conseil d'État. De même, ce sont des démarches laborieuses pour le modifier et l'adapter aux nouvelles pratiques ou aux nouvelles technologies. Un décret de compétence et un arrêté détaillant les actes seraient plus simples à faire évoluer, estime la FNESI.

Pour l'organisation étudiante, il est également nécessaire d'instaurer un réel processus démocratique dans les IFSI en réformant leur gouvernance. À ce jour, et malgré la mise en place de groupes de travail depuis 2014, aucune conclusion n'a été apportée et les élus étudiants n'ont toujours qu'une voix consultative au sein des différents conseils régissant les IFSI, signale la FNESI. Elle attend donc bien plus que des promesses pour que les étudiants soient enfin placés au centre de leur formation.

En matière de stage, la FNESI milite pour que les stagiaires soient mieux intégrés et encadrés. Pour ce faire, elle juge qu'il faut investir dans la politique d'encadrement et valoriser le statut de tuteur de stage en lui allouant un temps dédié auprès des étudiants ainsi qu'une revalorisation salariale.

Enfin, la fédération étudiante propose que le temps d'obligation d'exercice avant l'installation en libéral soit supprimé. Cette obligation d'exercice, présente uniquement chez les infirmiers, n'a pas de réelle justification en dehors d'une logique d'acquisition d'expérience. L'expérience, propre à chaque individu, ne devrait pas avoir sa place dans le cadre de l'exercice d'une profession, juge la FNESI. Il est important de préciser que seule une formation peut attester de l'acquisition de compétences et que l'expérience, bien qu'étant un atout, ne certifie en rien leur acquisition.

Au travers de ses propositions, la FNESI entend bien assurer le futur des étudiants en soins infirmiers mais aussi des professionnels en exercice. Rappelons que l'on dénombre plus de 600 000 professionnels en exercice et 90 000 étudiants, et donc autant d'électeurs, d'où l'intérêt pour les candidats de se pencher sérieusement sur les propositions de l'ensemble de la profession infirmière.

L'avenir de la profession infirmière en 10 propositions

  1. Intégration universitaire pleine et entière de la formation en soins infirmiers.
  2. Permettre l'accès pour tous à la formation en soins infirmiers.
  3. Poursuivre des études pour les étudiants en soins infirmiers.
  4. Permettre l'égalité entre tous les étudiants.
  5. Prendre en compte les particularités de chaque étudiant.
  6. Instaurer un réel processus démocratique dans les IFSI.
  7. Créer une nouvelle forme d'exercice infirmier.
  8. Qualité de formation en stage.
  9. Permettre l'évolution de la profession infirmière.
  10. Permettre une liberté d'installation pour les nouveaux diplômés.

Aurélie TRENTESSEJournaliste Infirmiers.comaurelie.trentesse@infirmiers.com @ATrentesse

Infirmiers.com : Bientôt la semaine européenne de la vaccination

Près d'une personne sur cinq (19%) estime ne pas être à jour de ses vaccinations aujourd'hui. La semaine européenne de la vaccination, qui se tiendra du 23 au 29 avril, est l’occasion de faire le point sur ses vaccins, en lien avec son médecin ou son pharmacien. 900.000 assurés âgés de 25, 45 et 65 ans sont concernés et recevront un courrier de l’Assurance Maladie dans les prochains jours. L’idée ? Inciter les adultes à adopter ce bon réflexe en se posant les bonnes questions. Quelles sont les maladies pour lesquelles je suis vacciné ? A quand remontent mes derniers rappels ? Bon à savoir : le rappel de vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (dTP) se fait, pour les adultes, à âge fixe depuis 2013, à 25 ans, 45 et 65 ans, puis, tous les 10 ans. Pour les personnes de 25 ans, le rappel doit aussi comporter la protection contre la coqueluche (vaccin dTcaP). A noter : les rappels des vaccins dTP et dTcaP, sur prescription médicale, sont remboursés à 65% par l’Assurance Maladie. La vaccination et l’injection du vaccin sont proposées gratuitement dans les centres de vaccination publics. La liste de ces centres est gratuite est disponible dans les mairies, les agences régionales de santé (ARS) ou les Conseils départementaux. 

Pour en savoir plus : rendez-vous sur inpes.santepubliquefrance.fr

Infirmiers.com : 30 947 étudiants en soins infirmiers à admettre en 2017-2018 en IFSI

L'arrêté du 7 avril 2017, publié le 14 avril au Journal Officiel, fixe le nombre d'étudiants à admettre en première année d'études en soins infirmiers à 30 947 pour l'année scolaire 2017-2018, soit 50 places de moins par rapport à 2016-2017. En voici la répartition régionale :

Infirmiers.com : Photos de plaies, archivage et transmissions

Lors de soins de plaies,  il est capital de pouvoir s’appuyer sur un support visuel pour évaluer le processus de cicatrisation et ajuster le traitement. De nos  jours, les smartphones offrent cette possibilité de photos de qualité. Néanmoins des règles existent, en particulier celles  concernant la transmission et la confidentialité des données du patient.

téléphone portable appareil photo

Selon le type de plaie prise en photo, le patient peut (doit) consentir avant une utilisation à des fins pédagogiques, lors de formations ou colloques, voire publications ou journaux professionnels.

Lors d’un soin de plaie, l’étape de l’évaluation est capitale. Identifier des critères objectifs qui témoignent d’une évolution favorable, ou au contraire d’une aggravation, permettra d'ajuster rapidement le traitement et d’améliorer le temps de cicatrisation. Pour assurer une évaluation pertinente et une bonne coordination avec l’ensemble de l’équipe soignante, un support visuel est un plus indéniable. Cela se nomme le suivi iconographique. Les smartphones, dont la plupart des infirmiers libéraux (ou hospitaliers) sont équipés, permettent d’obtenir des photos de grande qualité, si on respecte quelques règles de base pour leur réalisation. Il faudra s’assurer que la photo est exploitable visuellement et surtout que toutes les règles concernant le droit à l’image du patient et la confidentialité des données sont respectées. Il en sera de même pour les transmissions de ces clichés et leur archivage. Cet article fera un point sur la règlementation en matière de protection des données et vous proposera des conseils pour réussir vos photos de plaies.

La prise de photo et le droit à l’image

Il existe une règlementation concernant le droit à l’image et la protection de la vie privée d’une personne. Le principe est simple : votre image est une donnée personnelle. Vous avez donc un droit sur son utilisation et vous pouvez vous opposer à sa conservation ou sa diffusion publique sans votre autorisation.

Ces images peuvent être des photos ou des vidéos sur lesquelles vous apparaissez (vous ou une partie de votre corps) et êtes reconnaissable, quel que soit le contexte : vacances, événement familial ou professionnel…  Il est noté que la reproduction ou la diffusion de ces images doit respecter les principes du droit de la vie privée et du droit à l'image. Sont exemptées d’autorisation les photos de personnages publics, ou d’évènements d’actualité. Avant toute diffusion de votre image dans un cadre privé, le diffuseur doit obtenir votre accord écrit en précisant quand et où il l'a obtenue. Cet accord est donné pour un usage précis (par exemple, publication dans un journal) et ne doit pas être généralisé. Attention cependant ! Le consentement à être photographié ne donne pas pour autant accord à diffusion de la photo. Dans le cas d’une personne protégée (curatelle ou tutelle), c’est le juge des tutelles ou le conseil de famille qui sera saisi. Que risque-t-on en cas d’utilisation sans accord ? Le tribunal ou la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) peuvent être saisis, avec recours au civil (retrait des photos et dommages et intérêts) ou au pénal (dépôt de plainte et sanctions si atteinte à la vie privée).

La reproduction ou la diffusion de ces images doit respecter les principes du droit de la vie privée et du droit à l'image.

Mais revenons à nos plaies….

Une photo de plaie, même si elle ne concerne qu’une partie du corps, répond aux mêmes contraintes que des clichés plus traditionnels. Une strate supplémentaire est même appliquée en l’occurrence avec le Code de la Santé publique et le secret professionnel. Voilà en substance ce que dit l’article L1110-4 du 12 janvier 2017 : Toute personne prise en charge par un professionnel de santé (…) a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations le concernant.  Il (le secret, ndlr) s'impose à tous les professionnels intervenant dans le système de santé.  Pour respecter cette confidentialité, le cliché ne devra pas, dans la mesure du possible, permettre au patient d’être reconnaissable et identifié, lui ou son environnement.

L’auteur du cliché s’assurera également que le patient a donné son accord (au moins verbal) pour la prise de photo. Cette autorisation devra être sans ambiguïté et de préférence devant témoins (selon l’impact à prévoir des photos). L’on pourra d’avantage se passer d’un consentement écrit dans le cas de photo d’un ulcère de jambe, que dans le cadre d’une tumeur du visage, ou d’une plaie d’organe génital, revêtant une certaine forme d’intimité ou de rareté… Pour formaliser un accord écrit, les civilités du patient seront notées ainsi que les coordonnées de l’IDEL, ainsi que modalités de diffusion et d’utilisation des clichés. Cette précaution servira à éviter une utilisation hors contexte de ces photos (à des fins commerciales ou exposées lors d’un congrès sans que le patient n’en soit informé). Selon le type de plaie, le patient peut (doit) consentir avant une utilisation à des fins pédagogiques, lors de formations ou colloques, voire publications ou journaux professionnels.  

On pourra d’avantage se passer d’un consentement écrit dans le cas de photo d’un ulcère de jambe, que dans le cadre d’une tumeur du visage, ou d’une plaie d’organe génital, revêtant une certaine forme d’intimité ou de rareté…

La transmission des photos, confidentialité et protection des données

Une fois le consentement du patient - oral ou écrit - recueilli, se pose la question de l’archivage, du partage, et de la transmission de ces informations, à caractère confidentiel. La loi dit que le secret partagé concerne l’ensemble de l’équipe, en vue d’assurer une continuité des soins. Les informations transmises doivent être strictement nécessaires à la coordination ou à la continuité des soins. Ainsi, est-il utile que l’aide-ménagère de Mme M. ait accès aux photos de sa plaie ulcéreuse ? Si la réponse est NON, il faudra prendre soin de ne pas laisser ces clichés à disposition. Par contre, il peut être pertinent pour l’auxiliaire de vie de Mme P. de voir l’évolution de son escarre sacrée, vu qu’elle procède aux changements de protection du midi et du soir. Ainsi, elle sera en mesure d’alerter l’infirmière en cas d’aggravation. Nous voyons là qu’il suffit d’appliquer du bon sens sur les textes de loi. L’objectif de la prise de photo est d’assurer une coordination dans la prise en charge de la plaie. Ce cliché pourra être soumis au médecin traitant, au médecin spécialiste, à un centre expert de la plaie via télémédecine ou aux collègues de travail. Là encore, quel qu’en soit le destinataire, des règles s’imposent.

Tout d’abord la personne doit être dûment informée de son droit d'exercer une opposition à l'échange et au partage d'informations la concernant (Art. L1110-4 du CSP). Ensuite les canaux de transmission habituels n’étant pas sécurisés, ils doivent être bannis (MMS, messagerie internet classique, forum ou réseaux sociaux). On utilisera pour toute transmission de photos une messagerie qui assure la protection des données personnelles de santé des patients, et protège la responsabilité des professionnels de santé, de type MSSanté. La création d’une adresse est gratuite www.mssante.fr - esante.gouv.fr/mssante). Exit donc les textos d’échanges de plaies des patients pour avis.

Pour le stockage, vous avez bien saisi l’enjeu. On ne peut laisser des photos de plaies de patients dans un téléphone ou sur un ordinateur, car elles peuvent être visualisées par tout le monde, Y COMPRIS par vos enfants ou conjoints… Et là il est de votre devoir de les préserver de ces spectacles bien peu appétissants ! Pensez donc à protéger l’accès à vos smartphone ou ordinateurs par un code (utile en cas  aussi de perte ou de vol de matériel).
L’archivage des clichés sera fait sur le dossier de soins infirmiers (souvent inclus dans votre logiciel de télétransmission) et permettra un rangement cohérent dans la fiche du patient, en regard d’une évaluation clinique.  Si un stockage en format papier est prévu, les clichés seront mis dans un dossier contenu dans une armoire fermée à clé. Certaines applications à télécharger, gratuitement ou payantes, vous permettent de conserver ces photos, et même de les comparer avec une base de donnée existante en vue d’évaluation et d’aide à la prise de décision.

L’objectif de la prise de photo est d’assurer une coordination dans la prise en charge de la plaie.

Conseils pratiques pour des photos exploitables

Une plaie n’évolue pas toujours de façon linéaire, car la cicatrisation est un processus dynamique. Lors de la réfection d’un pansement il se peut que l’on ne voit pas tous les détails de la plaie. De plus, la mémoire n’est pas objective, ni fiable. Un support visuel de bonne qualité est un atout permettant d’observer précisément certains critères (taille, couleur du lit de la plaie, pourcentage de fibrine ou nécrose, état des berges…). Ainsi chacun des acteurs du soin pourra se faire une opinion factuelle (plus concrète que « plaie qui s’aggrave, pas belle,  coule ++ »). A noter également que le patient peut se sentir motivé à la vue de clichés témoignant de l’évolution favorable, car parfois le découragement est de mise lors de plaies très longues à cicatriser.

Pour être exploitable,  la photo doit être bien éclairée, mais pas surexposée ! Attention aux flashs qui déforment les couleurs naturelles. Préférer la lumière du jour. Elle sera prise sur un fond neutre (éviter les couvertures fleuries ou les motifs bariolés), sous plusieurs angles, et de préférence en « macro », avec le zoom numérique (photographie de très près). Pour faciliter la lecture par des tiers, pensez à mettre un témoin de taille à côté (un stylo, une réglette, un doigt…), et aussi à dater vos clichés. Pour optimiser le suivi, essayez à chaque prise de photos de reproduire les mêmes conditions d’éclairage et de distance. Et enfin, pour respecter les notions de confidentialité évoquées précédemment, il faudra s’assurer qu’aucun signe distinctif ne permette d’identifier le patient sur le cliché. Il s’agira d’une cicatrice particulière ou d’une photo posée juste derrière... Pensez à les gommer pour anonymiser le cliché. Evitez de noter les coordonnées des patients en regard de leurs photos. Un prénom et une initiale pourront suffire. Vous voilà prêts pour le prix Niépce !

Pour faciliter la lecture par des tiers, pensez à mettre un témoin de taille à côté (un stylo, une réglette, un doigt…), et aussi à dater vos clichés.

Nous retiendrons de cet article la nécessité d’obtenir l’accord du patient pour toute prise de photo et partage d’informations le concernant, l’importance du stockage dans un lieu sécurisé, avec code d’accès, l’exigence pour garantir la transmission de ces données d’utiliser une adresse mail  professionnelle et sécurisée. Enfin l’attention sera portée sur la qualité des clichés, véritables outils d’évaluation de la plaie et de suivi du processus de cicatrisation.

Bibliographie

Florence AMBROSINO  Inf MscN fambrosino13@gmail.com  @fambrosino13